Découvrez la premiere partie du trip en Malaisie, cliquez-ici ! Une semaine après la fantastique marche du Mont Kinabalu, Véronique et moi sommes allés nous perdre au fin fonds de la jungle pour quelques jours. Nous voilà donc le long de cette rivière boueuse, attendant le bateau qui allait nous conduire au plus profond de la forêt. C’est 30 minutes de bateau plus tard à une allure folle que nous découvrons notre camp et nos chambres. Enfin à part le matelas, posé sur le sol et la moustiquaire, rien ne laissait paraître que nous allions dormir là. Quelques planches en bois et des grillages en guise de fenêtre. Ici ce sont les humains qui sont en cage, au milieu des animaux. Il faut dire que les singes habitants au dessus du camp attrapent absolument tout objet laissé à l’extérieur. Certains en ont fait les frais en laissant leur splendide appareil photo (Nikon D200) aux mains des macaques ; ils ne l’ont jamais récupéré. Nous avons fait plusieurs marches et safaris en bateau, de jour comme de nuit afin d’observer les animaux.
Le jour, la plupart des animaux sont actifs. Au programme saut de singes spectaculaires, chasse au crocodile (ou du moins de la partie qui sort de l’eau), observation d’oiseaux et des spectaculaires varans. Ces gros lézards d’environ 1m50 à la langue bleue passent leur temps à nager dans la rivière ou à roder autour du camp ! 
Sans parler des superbes orangs outans présents dans la jungle. Ils ne sont pas facile à observer car peu nombreux et malheureusement en voie d’extinction. Leurs forêts sont désormais protégées, mais ont été saccagées par l’homme qui a planté des palmiers pour produire des huiles. Aujourd’hui la forêt primaire est divisée en petits îlots, entourées d’immenses zones de plantations. Les primates sont donc coincés et la diversité génétique en prend un coup. L’état malaisien est en train de créer des passages pour les primates afin de connecter ces îlots de forêt. D’autant plus que les orangs outans n’ont pas de domicile fixe et se déplacent pour trouver leur nourriture. Ils construisent environ 4 nids de feuille par jour au sommet des arbres afin de se reposer. Ces animaux sont extrêmement intelligents et ressemblent comme 2 gouttes d’eau à l’homme. 96.4% de nos gênes sont communs ! La première fois que vous croisez le regard de ces animaux, vous avez l’impression d’avoir un homme face à vous. Ils agissent aussi comme nous. Alors que les singes aux alentours se battent pour la nourriture, les orangs outans s’entraident. Si l’un d’entre eux est affaibli, les plus vaillants vont partager leur nourriture. Vraiment surprenant. Je suis sûr que les orangs outans sont plus évolués que certains bipèdes. Lors d’une randonnée, je me suis retrouvé nez à nez avec un puissant orang outan mâle de 35 ans. Le voilà au sol, au milieu du passage, debout, face à moi. Il m’observe droit dans les yeux, en silence. Il est seulement à 10m de moi. Que faire ? Fuir, certainement, mais comment ? Monter dans un arbre, c’est pas la peine, il est meilleur que moi ! Courir aurait été la solution s’il n’avait pas grimpé dans cet arbre. Ouf ! Les Orangs outans ne descendent au sol seulement lorsqu’ils n’arrivent pas à passer d’arbre en arbre et n’attaquent pas les hommes. J’ai pu m’approcher petit peu à petit peu, jusqu’à ce qu’il me fasse comprendre que j’étais trop prêt. Malgré que je ne parle pas l’orang outan, le message était clair, j’ai tout de suite obtempéré. Voici une photo de ce merveilleux moment…
La nuit c’est un autre univers que nous découvrons. Certains animaux, planqués pendant la journée, profitent de la fraîcheur nocturne pour s’activer. Pour les autres qui nous entourent durant le jour, c’est l’inactivité la plus totale. Nous avons pu approcher ce sanglier qui n’a pas bougé d’un poil lors de notre approche, alors qu’il passait les journées entières à nous fuir autour du camp. Aussi cet oiseau, le King Fisher, ne s’est pas envolé malgré le crépitement des flash et le bruit de nos voix. J’ai vraiment failli lui mettre l’objectif dans la tête pour prendre cette photo !  Nous avons aussi eu l’occasion de rencontrer quelques bêtes très sympas comme ces énormes araignées et quelques scorpions. Pas question de toucher à l’araignée, mais nous avons autorisé un scorpion à faire une ballade sur nos bras. Ce scorpion noir de 20 cm était venimeux, mais n’attaque seulement s’il sent une pression sur sa carapace. Donc pas question de lui serrer la pince…
Voilà, les aventures en Asie du Sud-Est sont terminées. Après la Malaisie, je suis allé faire une mission sociale avec mon association… 3 semaines de théâtre de marionnette à travers l’Indonésie pour les enfants défavorisés, victimes de guerres, du Tsunami ou de tremblements de terre. Si vous voulez plus d’infos sur l’asso et les actions, sollicitez-moi je vous enverrai la newsletter. Ce récit a été écrit depuis le Zambie, qui est mon point de départ pour un trip de 3 semaines de camping à travers le Botswana et la Namibie, dans un camion, avec 22 autres compères. … je pense que vous allez aimer ces aventures dans la savane, aux côtés de magnifiques créatures tels que lions, rhinocéros, girafes, éléphant. J’essaierai de ne pas trop m’approcher cette fois, la réponse pourrait être plus violente ! Yoann Découvrez la premiere partie du trip en Malaisie, cliquez-ici ! Plus de photos de Malaisie en cliquant ici.
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